fév 12 2013
Poulet-Moutarde à l’Africaine
Dans ces temps de misère domestique, la nourriture, quand elle n’est pas lamentable (n’insistez pas vous n’aurez pas de détails, bande d’amoureux du sordide et de la malbouffe !), nous est d’un grand réconfort. Ca peut être de simple tartines que certains voient couvertes de vomi, ça peut aussi être un plat africain de ceux qu’on ne trouve pas dans les livres et qui ne contient pas l’ombre d’un ingrédient qualifié d’ »exotique ». Tant mieux parce que les sans logis temporaires que nous sommes se tuent au travail et à la logistique du quotidien et ne trouvent même plus le temps de s’exiler jusqu’à Bélasie !
Ca faisait au moins quatre ans que je n’avais pas fait ce plat et je me demande bien ce qui me prend parfois de ne pas cuisiner des plats que j’adore pendant des durées aussi folles (ça vous fait ça, vous aussi ?). Heureusement que la contrainte d’une supérette m’a poussée à le cuisiner de nouveau sinon je serais peut-être déjà repartie pour quatre nouvelles années. A ma connaissance ce plat n’a pas de nom, je l’appellerai donc poulet-moutarde à l’africaine, si vous l’avez déjà croisé et que vous lui connaissez un petit surnom, dites-moi tout !
jan 25 2013
Toutes petites patates sautées bien assaisonnées
Les amis, il faut que je vous dise, je suis la reine des patates sautées (à défaut d’être celle des frites, il faudrait que je me remette à frire des trucs, tiens) : j’ai le feeling pour les cuire, elles et moi on se comprend, et le résultat est super bon… (mais je préfère quand même le titre de « reine des petites patates », c’est bien plus mignon).
Quand j’ai croisé un dossier « patate » (par Frédéric Anton) dans le dernier Elle à table, j’y ai jeté un oeil avec plaisir et suis tombée sur de jolies choses plutôt originales (bon sauf la recette de ragoût aux escargots… Pourquoi pas des bulots tant qu’on y est ? Mais ceci est un autre débat, chacun ses dégoûts). J’ai mis en pratique tout de suite une des recettes, celle des pommes de terre « mirette ». Je n’ai pas pu assaisonner mes pommes de terre comme dans le magazine parce que j’étais en rade de truffe (je sais, la honte) mais j’ai gardé le parmesan et l’ail et surtout la découpe des pommes de terre en tous petits cubes. J’aime bien couper les aliments en tous petits morceaux, c’est un peu mon activité zen, mon mini-jardin japonais à ratisser.
déc 21 2012
Risotto blanc, cabillaud et croustillant de blé noir
Je fais partie depuis le début du mois d’une sorte de concentré de talent de la blogosphère à qui Riso Gallo a proposé de relever un défi consistant à cuisiner un risotto pour les fêtes. Je ne suis pas parmi les premières à publier peut-être à cause de la fatigue physique et nerveuse causée par mon premier essai. La première version était dans le même esprit que celle présentée ici mais le tourteau remplaçait le cabillaud et je n’avais pas mis de parmesan pour conserver une idée de risotto bretonno-maritime. C’était très bon mais je n’ai pas assumé à 100% de tuer les tourteaux qui encore vivants un peu plus tôt essayaient de me parler (j’en suis sûre !) au retour du marché : j’ai été obligée d’appeler mon partenaire de vie à la rescousse pour commettre le meurtre à ma place! (j’aurais du les endormir au congélo ou téléphoner à SOS Cuisine de la mer) et aussi… Les décortiquer !
Je sais, je vous fais honte et mon partenaire de vie est votre héros… Et vous avez bien raison ! Donc, quand j’ai décidé que mon premier risotto n’était pas assez bien, j’ai aussi décidé qu’on ne repasserait pas par la case tourteau. Je me suis donc inspirée d’une recette faite quelques jours plus tôt avec du cabillaud que j’avais adorée*…
nov 14 2012
Tarte rustique légumes et gorgonzola
On a déjà parlé de quiches et de tartes par ici, vous savez que ce n’est pas spécialement notre came à la maison (je pars du principe que vous êtes TOUS des lecteurs fidèles et que vous vous souvenez de TOUT ce que vous lisez…). Enfin, je garde quand même de délicieux souvenirs des tartes aux oignons, des tartes aux poireaux et des tartes au thon de mes années étudiantes. Je me souviens d’assiettes constituées d’une part de tarte, d’une part de riz et de tomates rôties pesto/parmesan… Ma coloc-amie d’alors était végétarienne et on faisait aussi souvent du pain de thon. Bref, c’était chouette et décidément les souvenirs gustatifs comptent beaucoup pour moi…
oct 4 2012
Cobbler à la tomate et au gorgonzola… Premier cobbler salé d’une longue lignée ?
Ca fait plusieurs semaines/mois que je suis tombée sur ce cobbler salé aux parfums que j’aime tant : tomates, ail, oignon, balsamique, gorgonzola… Il y encore quelques jolies tomates locales sur les étals mais il ne fallait pas tarder sous peine de devoir attendre trop, bien trop longtemps. Alors, oui, bien sûr, je pouvais tester une autre version mais les tomates rôties ont tellement été appréciées cette année que je les voulais dans ma première tentative de cobbler salé ! (De cobbler tout court d’ailleurs mais on n’en dira pas plus pour conserver cette image que j’essaie à tout prix de donner, celle de la fille qui a tout essayé en cuisine.
Pire, qui a tout essayé AVANT les autres !)
Le résultat a été à la hauteur de mes attentes, c’était parfait servi avec de la roquette bien assaisonnée : j’ai choisi des tomates « cocktails » à la place des tomates cerises et la pâte du dessus est moins épaisse et se tient moins bien que dans la recette d’origine. C’est tout aussi délicieux, j’en suis sûre, mais un peu moins joli, moins « gourmand ». Le reste de pâte cuit seul a donné quelque chose entre le biscuit et le scone, sans doute parfait pour accompagner une soupe, je verrai ça bientôt. Si vous aimez le gorgonzola, vous pouvez augmenter la quantité de fromage pour un goût plus tranché…
Pour 4 personnes :
Pour la pâte à biscuit :
- 230g de farine
- 2 cà c de levure chimique
- 1 cà c de sucre
- 1/2 cà c de sel
- 50g de beurre salé
- 50g de gorgonzola
- 200 ml de lait ribot
Pour les tomates rôties :
- 20 tomates coktails
- 2 oignons rouges
- 3 gousses d’ail
- du basilic
- 3 cà c de farine
- 2 cà c de balsamique
- sel, poivre
On prépare la pâte à biscuit : Dans un bol/saladier, on mélange la farine, la levure, le sucre et le sel. On ajoute le beurre froid en morceaux et on mélange du bout des doigt pour sabler le mélange, un peu comme pour un crumble.
On ajoute le gorgonzola en petits morceaux.
On fait un puits dans le mélange et on y met le lait ribot. On mélange à la fourchette.
On verse la pâte sur un plan de travail fariné et on la pétrit une dizaine de minutes. On obtient une pâte humide mais manipulable.
On recouvre de cellophane et on met au frais.
On prépare le mélange de tomates : on fait revenir les oignons rouges jusqu’à ce qu’ils soient fondants, on y ajoute les gousses d’ail (je les ai râpées) puis, hors du feu, le balsamique.
On préchauffe le four à 190°C.
On mélange les tomates avec la basilic ciselé, la farine, le sel et le poivre. On ajoute les oignons caramélisés.
On verse le mélange dans un plat de cuisson et on enfourne pour 15 mn.
On étale la pâte à biscuit sur le plan de travail fariné sur une épaisseur de 2/2,5 cm environ et on y découpe des cercles (9 pour moi).
On sort les tomates du four, on dispose les cercles de pâte sur les tomates et on y met du lait ribot au pinceau, ainsi que du poivre.
On fait cuire 15-20 mn.
On laisse tiédir 10 mn et on sert !
(Encore une recette avec du lait ribot dedans, je suis définitivement fan!)
- C’est joli, même quand c’est moi qui fait la photo, dingue…
- Bon ben là , c’est de la pâte, j’y ai fait des cercles avec un bol…
- Du lait ribot et du poivre : ça m’irait bien au teint, je vais tester (astuce beauté)
- Nooooooon ! Un des mes cris récurrents dans la cuisine…
- Photo sans aucun intérêt dites-vous ?
 »Madame Dansmacuizine ?
- oui ?
- on croyait qu’on était d’accord pour le truc des galeries ?
- c’est quoi « le truc des galeries » ?
- on avait dit les galeries de photos APRES notre intervention !
- mais on n’a jamais dit ça !
- ah oui ? et bien il est encore temps ! En plus, c’est pas comme si vous faisiez des vraies photos…
- ben c’est quand même des vraies photos quand on y pense…
- bof
- si si
- si vous voulez, oui, vous faites de VRAIES photos… mais moches alors ?
- oui, voilà ! »
juin 19 2012
Le cas de la tarte salée et la garniture victorieuse
Environ tous les trois mois me revient l’envie de faire une belle tarte salée et de convaincre mon partenaire de vie que ça peut être bon. Sur le blog, quelques traces de ces essais apparaissent ici et là . En fait, je me suis petit à petit désintéressée de la chose (dans mon immense indépendance d’esprit), me laissant mollement convaincre que la quiche, c’est quand même pas terrible…
Je gardais toutefois à l’esprit que parfois les tartes salées sont très appétissantes, surtout quand elles sont très épaisses avec de hauts bords. C’est donc vers ce genre de modèle que mon dernier essai s’est porté. J’ai fait une pâte à l’huile d’olive, cette recette-là . Je l’ai parfumée au thym mais ça ne lui a donnée aucun goût (même dégustée seule), je me dis donc qu’il faut d’urgence que je plante à nouveau du thym dans le jardin, mon plant est décédé au mois d’avril alors que la sauge, l’estragon, la sarriette et le romarin (chouchou) se portent bien. La menthe-fraise aussi, un de ces quatre je vais faire un mojito à la menthe-fraise…
mai 23 2012
La tourte briochée est de retour !
Bon, cette tourte, ce n’est jamais que la TROISIEME fois que j’en parle sur ce blog, ça va…
Est-ce que je tourne en rond ? Est-ce que j’ai perdu la foi, le modjo, l’inspiration ?
Et bien non, je suis juste fidèle en sentiments, et comme l’autre le dit si bien, « quand j’aime une fois j’aime pour toujours« …
Après une version « assez » fidèle à l’originale de Cléa, une version sucrée, voilà une version « je passe en mode été, faites ce que vous voulez mais chez moi, maintenant c’est tomates, pesto et rosé à gogo« .
On reprend donc la même pâte à l’huile d’olive, on y ajoute 1 cà s de zaatar maison :
- 235g de farine T80
- 5g de levure de boulangerie déshydratée
- 60g d’huile d’olive
- 125 ml de lait de soja
- 1cà c de sel
- 1 càs de zaatar
On pétrit bien les ingrédients, on laisse lever au chaud pendant 1h30 environ.
On façonne comme on le souhaite, on garnit, on laisse lever à nouveau (45 mn cette fois).
On cuit 25 mn à 180 degrés.
Et pour garnir :
- un verre un coulis de tomates maison
- une petite courgette coupée très finement à la mandoline
- du parmesan
- de la tomme du Valais
- quelques anchois selon le goût
- 2 oignons rouges confits au vinaigre balsamique et au thym
J’ai mis d’abord du parmesan fraîchement râpé sur le fond (pour qu’il absorbe l’eau des courgettes) , puis des tranches de courgettes, un peu de sel, du coulis de tomates, des oignons et des anchois selon le goût et de la tomme du Valais (bien sûr, vous pouvez mettre un autre fromage, moi j’ai ramené celui-là de l’étal de Sébastien Balé au marché des Lices samedi et ce truc est archi-fondant et bon quand il est cuit ).
Avec cette quantité de pâte et de garniture, j’ai fait une tourte-mère dans mon moule à charnières (diamètre 22 cm) et testé 12 « façonnages » dans les empreintes d’un moule à mini-muffins. La garniture m’a tellement plu que j’ai eu du mal à départager les bouchées obtenues, il vaut donc mieux choisir les plus jolies et pratiques.
Finalement la tourte mère, je ne la trouve pas si moche d’ailleurs.
A noter aussi, la garniture qui m’a tellement plu permet une dégustation chaude, tiède et même froide (sans exagérer quand même, à la sortie du frigo, ce ne sera pas l’idéal). Ce qui m’amène donc à envisager d’en faire des empanadas à emmener en pique-nique !
Voilà , tout est dit, je peux fermer mon blog l’âme en paix, j’ai trouvé comment faire des empanadas qui me plairont et je peux les emmener partout avec moi…
Et vous ? A force de vous en parler vous allez finir par tester cette tourte ou pas ? Allez… ( A prononcer comme les lascars de Very Bad Blagues)
« Madame Dansmacuizine ?
- oui ?
- vous êtes tarée avec votre tourte en fait ! Ca veut dire quoi franchement ?
- oh ben ça va, chacun ses lubies…
- oui mais bon il y a quand même plus utile que la pâte à empanadas quand même…
- comme quoi ? Les championnats d’Europe de Natation ? Les tenues glamour des égéries L’Oréal à Cannes ?
- oui, bon, ok, faites pas la blasée non plus… Et ok, en fait ça passe les empanadas… »
avr 30 2012
Salade tiède de boeuf, sauce avocat-basilic
J’avais repéré, dès la parution du billet, le très chouette concours organisé par Anne-Sophie pour les 3 ans de son blog, Fashion Cooking. A gagner, rien de moins qu’un robot Magimix super canon et une plancha à gaz, l’idée du concours étant de faire un plat du quotidien, facile et plutôt rapide, avec tout de même une note originale qui rendent la recette sexy (mais si, une recette peut être sexy. Tout peut être sexy !), pour séduire le jury masculin, composé de Dorian, Ruben et Hervé.
Pour participer, j’ai fait une salade tiède de boeuf et pommes de terre primeurs et pour l’accompagner une sauce avocat-basilic (si vous cherchez, le truc sexy, c’est la sauce…) ; je suis déjà fan de la salade de boeuf en général, exotique ou pas mais j’avoue un gros coup de coeur pour cette sauce à l’avocat toute simple ! (Ca m’inspire du burger de folie tout ça…)
mar 26 2012
Hamburger de poulet et galette de pommes de terre
A la base cette recette de hamburger était à faire avec de la chaire à saucisse, j’en avais docilement acheté et puis, à l’heure de cuisiner, la chaire à saucisse dans sa vilaine barquette ne m’a pas inspirée plus que ça. J’ai donc décidé d’utiliser du filet de poulet à la place et comme je n’ai pas de hachoir, je l’ai mixé (ce besoin de hachoir se fait de plus en plus pressant)… On ne peut pas dire que le poulet mixé soit le truc le plus appétissant du monde mais une fois cuit, on oublie vite. Surtout s’il est servi avec un des meilleurs trucs du monde : les échalotes confites !
Pour 6 burgers de poulet :
- 2 filets de poulet
- 4 tranches de poitrine fumée
- 1 cà c de paprika fumé
- 1 cà c de romarin frais haché
mar 21 2012
Ravioli au poulet-carottes râpées-oignons nouveaux
Samedi dernier, je fais des tagliatelles maison pour 3 personnes, en utilisant la même recette que d’habitude, dont je raffole.
Dimanche, je décide de faire des ravioli avec mon reste de pâte. J’étais enthousiaste et contente de cuisiner dans mon gros gilet tout doux d’unc couleur que PERSONNE ne porte : je cuits deux filets de poulet dans une casserole de bouillon, je les effiloche ensuite à la main. J’y ajoute une carotte râpée et deux oignons nouveaux émincés (j’adore les oignons nouveaux). J’assaisonne de paprika fumé, de cumin, de sel et de poivre. Je goûte, je trouve ça bon.



























J'attends de retrouver une maison pour ensevelir le web sous mes recettes!
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