Ginger bug in progress

En attendant l’été, et pour faire des sodas maison : préparons du ginger bug

Le gingembre, c’est mon dada. Dans l’assiette et dans le verre. Je l’adore frais, je l’aime moins mariné ou en poudre et encore moins confit ou en version sucrée. Alors le faire fermenter pour faire du soda ? Oh yeah. Ladies and gentlemen, let me introduce the ginger bug !

La fermentation c’est cool et très efficace. Par exemple, sans faire exprès, j’ai fait du chou lacto fermenté avec Tiphanie au Marché à manger. Et il se porte super bien depuis… septembre 2018. C’est fou, non ? A voir si je réussirai à faire la même chose en le faisant exprès, j’ai comme un léger doute.

En parlant de fermentation, Rocky le levain se demande à quoi ça lui sert de rester vivant dans un monde où personne ne l’utilise depuis des mois. J’ai eu beau lui dire qu’il était un peu comme mon phare dans la tempête, il ne veut rien entendre. Du coup, je l’ai réanimé.

ginger bug in progress
Le gingembre en flottaison esthétique dans le ginger bug

C’est quoi l’intérêt du ginger bug ?

Depuis quand on a besoin que les choses aient un intérêt pour les faire d’abord ? L’intérêt, c’est la démarche pas le résultat final. L’intérêt, c’est l’expérience et la découverte (wink wink ma soeurette).

J’espère que vous ne prenez pas trop ce que j’écris au sérieux. En tous cas, pas tout.

Donc l’intérêt, c’est de faire ses sodas maison et de boire des trucs pas trop dégueulasses (même que c’est digestif, vous pourrez donc bientôt remplacer votre petit verre de Cognac du soir par du Ginger Ale ou un autre truc que vous aurez fait fermenter et pétiller grâce à votre ginger bug).

Ginger bug in progress
Le gingembre qui hésite entre flotter et couler dans le ginger bug

Le ginger bug, c’est facile comme tout

Il vous faut de l’eau, du sucre, du gingembre frais et une contenant qui ferme à peu près hermétiquement. Le “à peu près” est garanti, testé et approuvé.

Il vous faut également un peu de patience mais on en a déjà parlé, et je sais que ça fait partie de vos nombreuses qualités.

Les trois ingrédients du ginger bug, pour commencer

  • 1 càs de gingembre bio, comme ça on ne le pèle pas et on est bien contents
  • 1 càs de sucre (blanc ou cassonade, je mettrai à jour si je fais d’autres tests)
  • 50 cl d’eau

Jour 1

  1. Dans un bocal qui ferme à peu près hermétiquement, on met l’eau, le gingembre coupé en morceaux et le sucre. On ferme et on met au chaud, vers le poêle ou au soleil derrière la fenêtre. Ou sinon vous l’emmaillotez et vous le mettez sous votre pull.

Jour 2

  1. On ajoute 1 càs de sucre et 1 càs de gingembre. A ce stade, le ginger bug s’est déjà un peu troublé et il y a des petites bulles à la surface.

Jour 3

  1. Guess what, on ajoute 1 càs de sucre et 1 càs de gingembre

Jour 4

  1. On recommence, same old song et voilààà, c’est prêt. Enfin disons que c’est prêt le jour 5, le temps que votre dernier gavage ait fait le job. Mais jour 4, ça passe aussi.

Ginger bug in progress
Ce genre de bulles doit vous réjouir pour lancer les hostilités

Votre ginger bug est maintenant suffisamment vaillant pour vous aider à fabriquer vos propres sodas maison. Comme je ne veux pas embrouiller plus votre tête déjà très occupée par l’horizon des événements et la phénoménologie (et je me réjouis que votre charge mentale allégée des histoires de vaisselle et de livres à ramener à la bibliothèque vous laisse le loisir de vous pencher sur de vrais sujets)(parce que moi, j’ai un livre à ramener à la bibliothèque de toute urgence sinon je vais finir en prison), je vais faire un article séparé pour les réjouissances liées au ginger ale.

Je vous avoue que je n’ai pas encore tenté de me lancer dans d’autres types de sodas alors que le champ des possibles fait rêver. Mes recherches hyper pointues sur le sujet m’ont pourtant conduite jusqu’à  un cocktail nommé « Moskow mule ». Et figurez-vous qu’une fois encore internet a montré ses pouvoirs de sérendipité, parce que ce cocktail était apparemment traditionnellement servi dans une tasse en cuivre, mais en fait, c’est pourri de boire des trucs servis dans des tasses en cuivre.

Grâce à la sérendipité, je serai peut-être, disons vers 2025, à la tête d’un empire financier dédié au Moskow mule. Je n’ai pas encore tout à fait bouclé le modèle économique mais j’y crois à fond.

Même si je viens de lire un article qui cite le fait d’utiliser du ginger ale en lieu et place de ginger beer dans le cocktail est une des cinq erreurs à ne pas faire.

But I know que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre avant de devenir le maître du monde.

« Madame Dansmacuizine ?

— yep

— non seulement vous ne dites pas comment faire du ginger ale mais en plus vous ne dites pas ce qu’il y a dans une mule moscovite, c’est un peu relou à la fin !

— dis-donc, tu pourrais continuer à dire les noms de cocktails en anglais s’il te plait ? C’est un blog fancy par ici…

— ouais, quand vous nous donnerez les recettes des trucs sans nous faire patienter bêtement jusqu’en 2083

— l’article du ginger ale est presque prêt et je dois pouvoir trouver le moyen de caser un moskow mule rapidement. Pour toi, et pour ce blog fancy, je peux envisager de boire des cocktails en semaine

— ça ne nous rassure pas du tout, mais admettons. On va quand même garder la mule moscovite en attendant d’être certains que ce blog est super fancy… Et juste pour dire, on n’avait pas vraiment de doutes sur votre capacité à boire des cocktails en semaine

— j’aime beaucoup la San Pellegrino aussi

— oui, mais on s’en fout complètement

— … »

 

Un grain de sel

  1. Hey ! Ca semble carrément réalisable pour mes minis talents culinaires ! En plus, je crois que le gingembre est très bon pour la digestion, en plus d’être bon… Bon, on goutte ?!

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