Noël aux écuries du château du Crévy

C’était Noël 2019

Tout avait très mal commencé puisqu’à peine arrivée j’apprenais que mon cousin rentrait tout juste de Tahiti où il avait trouvé la bonne idée de surfer, ce petit chacal.

Pas Teahupoo, encore heureux, non mais oh, le respect des aînés, on en fait quoi ? Il va crever comme le sapin dans quelques jours ? C’est ça le programme pour 2020 ? Je m’en fous, je le mets en photo ici sans lui demander son avis.

Alors, oui, du coup, on a pas mal parlé de surf ce Noël. On a même décidé que la cousinerie 2020 serait une cousinerie camion/bivouac/surf. On a aussi décidé que ce ne serait pas surf et kite, mais seulement surf (comme par hasard les kitesurfeurs étaient absents) parce que pour faire du kite, il faut du vent et que quand il y a du vent, on a froid. C’est l’autre andouille qui revient de Tahiti qui s’inquiétait de ce problème de température, il a visiblement laissé une grosse partie de sa bretonnerie à l’autre bout du monde.

Alors qu’hier, lors de ma propre session de réveillon sur la côte nord, il y avait des gens qui se baignaient en maillots de bain. La durée de leur baignade laisse cependant penser que le « une fois qu’on est dedans, elle est bonne » n’est pas une valeur si sûre fin décembre.

Je pense que se baigner en combi, avec des gants et des chaussons et une planche géante, c’est parfois une option à privilégier (même si enlever ses chaussons après une session est dans mon top 10 des trucs que je n’aime pas avec le surf)(je n’aime pas non plus les gens qui surfent trop bien sur des trop petites planches).

Andouille de Guémené

Ah oui, je voulais aussi vous dire un truc sur mon cousin bronzé à Noël, parce que non content de crâner avec son surf en eaux turquoises, il a cru bon de se faire remarquer en ne respectant pas du tout un merveilleux classique du réveillon. Il a coupé une andouille de chez Rivalan pour l’apéro et au lieu d’en faire des tranches, il en a fait dans roues de tracteur (c’était soi-disant pas de sa faute). Il a désespéré son père, que j’ai croisé plus tard en train de modifier son testament. C’est aussi ça, la magie de Noël.

On a aussi fait des tests pour savoir à quelle maison de Poudlard on appartenait et il s’avère qu’on est une famille très Serdaigle, avec quelques Serpentard dans le lot. J’ai trouvé que c’était une bonne activité de 25 décembre et j’ai bien aimé découvrir mon patronus, l’engoulevent.

Sinon, ce Noël, il y avait une nouvelle petite personne dans la famille et elle s’appelle Maï. Elle est énormément mignonne, à l’image de ses parents (pas comme son parrain qui rentre de Tahiti et qui fait n’importe quoi avec l’andouille). Sa mère, c’est Kolé, c’est elle qui m’a fait découvrir les dakos et je me demande bien pourquoi une somme n’est pas prélevée directement sur mon salaire chaque mois en guise de remerciement.

Le père de Maï, c’est un super héros (c‘est Kolé qui le dit) et c’est un cousin de bonne compagnie. « Bonne compagnie », un peu comme dans « fabuleuse compagnie » (et je ne dis pas ça parce qu’il brasse sa propre bière). Du coup, je vais aller les voir vite vite vite, avec ma sœur, celle qui aime la bière. D’autant que je n’ai même pas pris Maï dans mes bras, et ça, c’est vraiment n’importe quoi.

J’ai eu de chouettes cadeaux. Des cadeaux sonnants et trébuchants, de la crème pour les mains dont j’adore l’odeur que j’aurai probablement terminée d’ici demain soir, un plat qui s’appelle Bamako et qui est beau, une BD, un livre de Mona Chollet cette meuf trop cool.

Et puis ce gîte était bien. Et ce n’est pas parce que ma sœur a mal dispatché les chambres qu’il faut remettre ça en question. J’avais emprunté à un ours un joli tee-shirt esprit de Noël mais en fait, je ne déteste pas vraiment gens, surtout pas les gens de cette famille qui se cassent la tête chaque année à nous trouver des gîtes et à faire en sorte que nous mangions et buvions correctement.

On a aussi dit des tas de bêtises, des moins grosses et des vraiment grosses. On a beaucoup dansé et la danse c’est la vie, même quand on danse très mal. On a essayé de bien enchaîner les morceaux pour enjailler un maximum de personnes, mais ce n’est pas évident de trouver les bonnes transitions entre I AM et Bro gozh ma zadou ou des trucs que je n’oserais même pas citer ici. On a fait du mieux qu’on pouvait, ça nous a emmenés jusqu’à 5h du mat. Ou pas tout à fait, parce qu’on a fini en chuchotant.

Pourquoi chuchoter au lieu de chanter et danser ? Parce que, comme chaque année, on s’est fait engueuler à cause du bruit, mais grosse innovation 2019, ce n’était pas par une tata mais par notre propre cousine. Après avoir dormi au même étage, il faut bien avouer que le son était exactement identique dans la salle de bal que dans le lit. Pas évident pour dormir, et la prochaine fois ma sœur qui aime la bière, mais s’était mal concentrée pour répartir les individus dans les chambres, s’y prendra peut-être autrement.

J’espère que votre Noël 2019 s’est bien passée et que c’était aussi doux, joyeux, solitaire, casanier, fou ou ressourçant que vous en aviez envie !

Un grain de sel

  1. Pas la manger la crème pour les mains, Madame ! Joyeux 2020 !

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