La recette du sandwich de brunch parfait à l'œuf

Le club sandwich à l’œuf du brunch

Bon, ok, je ne cherche pas à faire passer des vessies pour des lanternes : ceci est bien un article entier dédié à un simple club sandwich préparé spontanément pour un brunch.

Mais il était… si merveilleux. Vous devez me croire, il méritait d’avoir un espace rien qu’à lui. Et une non-recette rien qu’à lui. Essayez-le sur des gens et voyez ce qui se passe. Je l’ai essayé uniquement sur moi mais j’ai hâte de voir les yeux mouillés d’émotion et de reconnaissance des personnes à qui je le ferai déguster.

Et ne vous méprenez pas, je ne suis pas qu’un monstre d’égoïsme. Hier soir j’ai fait de fameux bahn-mi à toute la famille et même des sandwichs tonkatsu (meilleur sandwich con de la terre, quand il est fait maison : pain + porc pané + mayo maison + sauce barbecue. Ne cherchez pas les légumes, ne cherchez pas les crudités, c’est juste du porc pané entre deux tranches de pain et c’est quand même très bon).

Je remercie mon compagnon réticent d’avoir mis le nez dans ses anciennes photos et d’en avoir tiré la conclusion que ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas fait des sandwichs canons. Les sandwichs pas canons, c’est vraiment triste (wink wink La Brioche Dorée) alors que, par exemple, la focaccia garnie d’hummus-Comté-jambon dans le train vers Francfort était tout sauf triste.

Ce club sandwich est également tout sauf triste.

Cuisson de l'œuf au plat "vapeur"

Faire un club sandwich avocat-œuf, c’est vraiment facile

Les ingrédients pour UN sandwich

  • 2 tranches de pain de mie (là c’en est un bien industriel mais ne nous mentons pas, il a bien fait le job)
  • 1 demi-avocat
  • 1 œuf
  • des tranches de bacon (du lomo pour le coup, m’enfin mettez-y ce qui vous fait plaisir)
  • quelques brins de coriandre

Comment faire un club sandwich à l'œuf

  1. On fait toasteur les tranches de pain de mie
  2. On étale de l’avocat, on assaisonne (sel, cumin, ail… et poivre, ça va trop bien avec l’avocat, le poivre)
  3. On ajoute la coriandre (on peut en mettre pas mal sans que la saveur ne soit écrasante)
  4. On ajoute la charcuterie (avec du maquereau fumé ou du haddock, ça doit être aussi terrible)
  5. On prépare l’œuf : pour que le blanc soit très bien pris et le jaune coulant, je casse l’œuf dans un fond d’eau dans une poêle et je couvre quelques minutes. Dès que le blanc est opaque, je retire l’œuf du feu.
  6. On ajoute l’œuf, on assaisonne et on referme
  7. On découpe et on mange

Et ensuite, on fait quoi ? Un autre sandwich parfait à l’œuf ?

Ben ouais !

Celui-ci, je l’ai donc découpé en triangle. Bien sûr le jaune s’est percé : le triangle du dessus était parfaitement mangeable à la main de manière propre (et si je dis ça, c’est que n’importe qui — humain, animal ou AI — aurait été capable de le manger proprement) et le deuxième, parfaitement mangeable à la fourchette et au couteau, pour ne pas laisser perdre une une goutte de ce jaune parfait.

Donc maintenant, je mets au menu des prochains brunchs :

  • œuf + chèvre frais + maquereau + oignons nouveaux et peut-être quelque chose comme noisettes concassées
  • œuf + avocat + haddock + coriandre (avec un pain pita ?)
  • œuf + chèvre frais + compotée d’oignons + champignons (avec un pain au blé noir ?)

Ca me parait dur de devoir attendre un prochain dimanche pour remettre sur le métier mon ouvrage mais dirait l’autre, « Hâtez-vous lentement« . Je vais donc être super courageuse pour ne pas me nourrir uniquement de sandwichs à l’œuf.

Et mes efforts portent déjà leurs fruits : ce soir, c’était soupe de butternut (avec du maquereau et des noisettes, visiblement j’ai un problème d’addiction au maquereau) et cheese naans maison. Pour l’occasion j’ai acheté de la Vache qui rit, je n’ai pas encore réussi à trouver d’alternative efficace…

Mais dans tous les cas, pas l’ombre d’un œuf !

« Madame Dansmacuizine ?

— oui mon p’tit ?

— vous ne savez même pas quelle âge on a, c’est débile de nous appeler « mon p’tit ».

— et alors ? Si j’ai envie de me proclamer grand-mère de tous mes lecteurs, où est le mal ?

— vous n’êtes pas assez sage pour jouer les grand-mères.

— tu veux dire que je ne suis pas assez vieille ? C’est gentil de ta part.

— non, on veut vraiment dire que vous n’êtes pas assez sage.

— bon… admettons. Mais… je fais des super sandwichs de brunch ! Honnêtement, qui choisirait la sagesse face à un sandwich à l’œuf coulant de tant d’amour ?

— mouais faut voir. Si on meurt de faim, ça se tient. Mais si on a besoin d’un phare dans la nuit de notre vie ?

— houla, effectivement, ça peut ne pas coller là.

— c’est vrai, en y pensant. Pour être un phare, il faudrait déjà que ce blog ait la lumière à tous les étages.

— purée, quand je pense qu’on partait d’un sandwich parfait… »

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